Le vent se lève. Il fait tournoyer les feuilles de mon jardin. La poussière s'élève et tournoie indéfiniment. C'est beau. Je sens la vie me fouetter en plein visage. Je n'existe plus que pour moi-même. J'ai tout oublié. Je suis libre. Je me place sur le rebord de la fenêtre. Je me lève. Je n'ai pas peur. J'accueille le vent à bras ouverts. Tant pis si je tombe. J'existe maintenant. Personne n'a le droit de dire le contraire. Les oiseaux sont là et me regardent. Je suis l'une des leurs.
Je sens des ailes me pousser dans le dos. C'est fini. Je ne regrette rien. Je jette malgré tout un regard derrière moi. Je devrai peut-être pleurer. Mais je souris. Je souris de bon coeur.
Et je pars vers un nouveau monde...
